Prague en cinq leçons
Enfin un article qui montre Prague sous un visage nouveau, plus proche de la realite et bien loin des cliches pour touristes de masse de la derniere decennie (meme si certains sont encore tenaces: je ne recommande pas du tout le musee du communisme, un vrai piege a touristes).
De bonnes adresses, de bonnes idees: DOX, Modernista, Maxim Velčovský, La Bodeguita del Medio ou encore (et surtout) Aromi cites dans l’article. Merci!
“Imposeriez-vous à une amie de passage à Paris l’ascension de la tour Eiffel, si mythique soit-elle ? Même un jour de grand désert d’inspiration, l’embarqueriez-vous pour une promenade en bateau-mouche sur la Seine ? Il est grand temps d’appliquer ces sages principes à toutes les villes-musées du monde. Certes, le château de Prague se voit comme un nez au milieu de la figure dans le paysage urbain et son histoire est bien plus riche que celle de notre dame de fer ; mais cela vaut-il une journée entière entre touristes, au risque de passer à côté de la Prague contemporaine ?
La « perle aux cent clochers » a connu bien des démons au cours des pires années noires de la Tchécoslovaquie. Mais d’autres fantômes, liés à son héritage culturel, continuent de hanter les rues de la capitale, la figeant dans la même imagerie poussiéreuse depuis des siècles : musiciens maestros (Dvořák, Mozart), poète maudit (Kafka), prince impérialiste (Charles IV) ou personnage politique (le dramaturge Václav Havel).
Non, Prague n’est pas seulement belle et romantique : galeries d’art contemporain, clubs de jazz, restaurants à la mode et cafés branchés essaiment dans la ville, aux côtés d’adresses pittoresques restées (presque) intactes. Vingt ans après la Révolution de velours et l’effondrement du bloc soviétique, partez à l’assaut de la hype pragoise.”Prague en cinq leçons (Le Figaro Madame / 20.11.2009 / Sibylle Grandchamp)
Galimatyáš
C’est le nom tcheque du nouveau film de Jean-Pierre Jeunet ”Micmacs à Tire-Larigot” qui faisait l’ouverture du Festival du Film Francais 2009 a Prague hier soir. Nous avions achete des tickets des mardi car je voulais voir le film depuis sa sortie en France, mais quelle fut notre surprise de voir Jean-Pierre Jeunet en personne! Je ne savais pas qu’il etait invite pour presenter son film… Il etait egalement accompagne de l’actrice Julie Ferrier (la Mome Caoutchouc dans le film). L’introduction fut d’ailleurs tres legere et plutot reussie, et a la hauteur du film qui suivit: peut-etre pas parfait mais suffisament original, creatif, frais et different de ce que j’ai vu ces derniers temps pour me satisfaire amplement.
Jean-Pierre Jeunet est le deuxieme en partant de la gauche. La il explique a la traductrice a sa droite ce que signifie ”Micmacs à Tire-Larigot”. Pour de meilleurs photos, voir ici ou encore la (je n’avais que mon telephone hier soir, n’ayant pas prevu cela).
17 novembre 2009 : 20 ans depuis la révolution de velours
Et ironie de l’histoire, je suis malade ce jour la! Pas vu Vaclav Havel, ni les etudiants ou les concerts… Mais en resume (source Radio Prague):
Le 17 novembre : 20 ans depuis la révolution de velours
Ce mardi 17 novembre, 20 ans se sont écoulés depuis la révolution de velours en Tchécoslovaquie, marquant la fin de 41 ans de régime communiste. Plusieurs événements étaient prévus à cette occasion. Conférences, happenings, expositions, et concerts se sont déroulés pendant toute la journée. L’évêque, Václav Malý, une des figures de la dissidence et de l’opposition, a célébré une messe du souvenir. Mardi après-midi, un défilé de près de 5 000 personnes a refait le trajet emprunté il y a 20 ans par les étudiants à partir du quartier d’Albertov à Prague, pour finir dans l’avenue Narodní où un grand concert était organisé.Le 17 novembre : 70 ans depuis la répression nazie d’une manifestation étudiante
Un peu plus tôt dans la journée de samedi, le président de la République Václav Klaus avait tenu à rendre hommage aux victimes du nazisme en 1939 et notamment à l’étudiant tchèque Jan Opletal. Le 17 novembre est la Journée internationale des étudiants, qui rappelle l’exécution par les nazis d’étudiants tchèques en 1939. Václav Klaus a également déposé une gerbe devant le monument dédié à la mémoire de la manifestation de 1989. Il a été accueilli par les sifflets d’opposants à sa politique mais aussi par les applaudissements de quelques uns de ses partisans. Il était accompagné par le maire de Prague, Pavel Bém, et par le Premier ministre Jan Fischer.Le 17 novembre : des célébrations moins importantes qu’à Berlin la semaine précédente
Les principaux événements organisés ce mardi étaient organisés par des associations de la société civile et non par le gouvernement ou le président tchèques. Contrairement aux festivités organisées à Berlin la semaine dernière à l’occasion du 20e anniversaire de la chute du Mur, aucun chef d’Etat étranger n’avait été invité. Pour certains commentateurs, cela est dû au fait que le gouvernement en place n’est pas un gouvernement politique mais un gouvernement de transition. Cela est également dû au fait que l’actuel chef de l’Etat n’a pas souhaité organisé de cérémonie officielle. Václav Klaus avait ce week-end critiqué les cérémonies berlinoises et notamment le fait que les premiers discours ont été prononcés par Nicolas Sarkozy, Dmitri Medvedev, Gordon Brown et Hillary Clinton.
Lire aussi:
Vaccination contre la grippe A/H1N1 à Prague
Je viens de recevoir un email du Consulat de France a Prague sur le sujet. Interessant, on ne nous oublie pas!
Les pouvoirs publics français ont décidé de mettre en place un plan de vaccination contre la grippe A/H1N1 destiné à l’ensemble de la population française, y compris les Français de l’étranger. Ainsi, une vaccination gratuite et volontaire sera proposée à tous les ressortissants français de République tchèque ainsi qu’à leur famille. Cette vaccination, non obligatoire, se déroulera à Prague selon des modalités qui seront précisées dans les prochains jours.
Maintenant vais-je y aller, ou pas? Surement que oui, je me fais vacciner tous les ans contre la grippe saisonniere. Et puis je viens juste de lire que la Republique tcheque n’aura pas de vaccins avant le debut de l’epidemie: “Epidemic may break out in CzechRep before vaccine arrives“…
Grande rétrospective de l’œuvre de Josef Čapek
Une idee pour ce long weekend a Prague (le 17 novembre etant ferie – jour anniversaire des 20 ans de la revolution de velours d’ailleurs): une excellente retrospective du peinte Josef Capek se tient au chateau, dans la salle du manege, jusqu’au 17 janvier 2010. C’est meme la plus importante retrospective consacree a l’artiste depuis 1946, ce dont on se rend vite compte au vu du nombre d’oeuvres exposees et provenant pour la plupart de collections privees.
Un grand peintre qu’il faut absolument decouvrir, indissociable de son frere Karel – l’ecrivain inventeur du mot “robot“, et qui represente bien cette periode de la 1ere Republique tchecoslovaque, avec ses espoirs mais aussi ses demons – l’artiste ayant prematurement disparu dans le camp de concentration de Bergen-Belsen pour ses positions contre l’occupant nazi.
Mon seul regret serait que c’est une exposition temporaire et non pas permanente… Les freres Capek meriteraient bien un musee a Prague.
Pour plus d’information, lire l’article de Radio Prague ainsi que les biographies de Josef et Karel Capek (Wikipedia).
C’était il y a 20 ans, à Berlin…
Sequence souvenir – quoique ce dont je me souvienne le plus est le jingle du JT, mais je n’avais que 13 ans!
Et un article: “L’Europe de l’Est, vingt ans après, par Jacques Rupnik” (Le Monde)
“Le 20e anniversaire de 1989 semble marqué par la “confusion des sentiments”. Il révèle aussi un contraste entre ce qui était jusqu’alors deux parties séparées du Vieux Continent. A l’Ouest, on commémore surtout la chute du mur de Berlin, symbole par excellence de la fin de la guerre froide. A l’Est, on commémore d’abord l’effondrement du communisme et de l’empire soviétique, aboutissement d’un processus que jalonnent les crises de Budapest en 1956, de Prague en 1968 etla naissance de Solidarnosc en 1980-1981. (…) C’est un processus encore inachevé de transformation qui dessine les contours d’une nouvelle géographie européenne. L’Europe centrale est de retour, ni comme nostalgie d’un passé révolu ni comme utopie d’une “troisième voie”, mais comme success story de la transition démocratique : une élection à Prague ou à Budapest est un enjeu de gouvernement et non de régime. Des pays baltes à la Slovénie, la démocratie a trouvé son ancrage dans l’Union européenne.”
Identité nationale
“l’identité se forge par des interactions sur les frontières, sur les marges d’une collectivité. L’identité ne se constitue en aucune façon d’un catalogue de traits muséifié, comme c’est souvent le cas lorsque des Etats s’emparent de la question de l’identité nationale. Les sociétés se construisent une identité, non pas en puisant dans un fonds comme si on ouvrait des boîtes, des malles et des vieux trésors accumulés et vénérés, mais à travers un rapport constant d’interlocution et de différenciation avec ses voisins” - Quand Lévi-Strauss dénonçait l’utilisation politique de l’identité nationale, par Philippe Descola, professeur au Collège de France (article Le Monde du 4 novembre 2009)
D’une certaine facon, je pensais avoir perdu mon caractere francais apres 10 ans passes a l’etranger, ne me reconnaissant plus tout a fait comme tel lors de mes passages en France. Mais etrangement, plus ce sentiment grandit, plus je recois de la part des etrangers que je cotoie des commentaires me qualifiant de ”vrai” francais. Etrange. Et bien vu, Monsieur Levi-Strauss.
Il a signé!
Ca y est, fin de la saga “Traite de Lisbonne” hier mardi 3 novembre: le president Vaclav Klaus a signe le document, la Republique tcheque devenant le dernier pays de l’UE a ratifier le traite qui pourrait entrer en vigueur des le 1er decembre. En attendant le prochain episode des aventures de Mr Klaus envers et contre tous?
Radio Prague publie aujourd’hui dans sa version anglaise l’interview du journaliste Jan Machacek sur les consequences negatives de ces derniers mois sur l’image et la reputation du pays a l’etranger: “Ratification delay has hurt the Czech Republic“…
Festival du Film Français 2009
Le Festival du Film Français 2009 aura lieu du 19 au 25 novembre. On va pouvoir decouvrir des films comme ”Micmacs à Tire-Larigot” !!! Voir tout le programme a Prague.
Lenka Filipová – Zamilovaná (1988)
Pour se mettre dans l’ambiance des celebrations 1989-2009, voila une reprise de 1988 de “Je l’aime a mourir” de Francis Cabrel, “Zamilovaná” par Lenka Filipová.
C’est bien sur cette version qui est connue ici, mais j’ai egalement trouve une video de 1987 ou Lenka Filipova chante la version francaise.





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